Alexandre Ricard : « Depuis 3 ans, notre stratégie d’investissement est majeure en Afrique »

    INTERVIEW. Directeur général du groupe Pernod-Ricard, Alexandre Ricard évoque la stratégie de son groupe à l’international.

    DIALOGUES DES CONTINENTS : Quelle est la stratégie internationale du groupe Pernod-Ricard ?

    ALEXANDRE RICARD : Pernod-Ricard est aujourd’hui un groupe vraiment international. En 1975, lorsque Ricard et Pernod ont fusionné pour créer le groupe, 90% de l’activité était française et la même proportion dans le segment des anisés, aujourd’hui, c’est juste l’opposé. 93% de l’activité est internationale et 96% dans d’autres segments que les anisés, c’est un groupe présent à un tiers en Europe, à 27% dans les Amériques du Nord et du Sud et 40% dans le reste du monde, Asie et Pacifique, Nouvelle Zélande et continent africain, donc un équilibre géographique parfait, un équilibre également en termes d’exposition dans les pays matures (60%) et émergents (40%), enfin la gamme des produits Pernod-Ricard couvre tous les segments de spiritueux.

    Sur quel(s) continent(s) entendez-vous développez votre activité plus particulièrement ?

    Depuis maintenant trois ans, nous avons mené une politique d’investissement stratégique majeure sur le continent africain. En Afrique subsaharienne, cela fait 21 ans que nous sommes présents. En Afrique du Sud, nous y avons crée une filiale en 1993, depuis deux ans nous avons crée beaucoup de filiales en Angola, au Nigéria, au Kenya, au Ghana, et si l’on va plus au nord, au Maroc.

    Avec quels types d’alcools ?

    Plutôt avec des alcools bruns : Chivas, le whiskie irlandais Jameson, le scotch Ballantines, nous investissons également avec le cognac Martel, avec le champagne Perrier Jouet et Mumm et enfin avec notre marque de vodka iconique Absolut.

    Comptez-vous développer vos marques anisées en Amérique Latine ?

    Au Brésil, nos marques phares sont Chivas et Absolut, Ballantines et dans une moindre mesure Jameson. Référencer des marques comme Ricard coûte très cher, l’exporter n’est pas d’une simplicité enfantine. De plus l’anis est un goût plutôt méditerranéen, le pastis en France, le raki en Turquie, l’ouzo en Grèce.

    Propos recueillis par Rémy Darras

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